Simon, meneur des grèves scolaires pour le climat à Angoulême: « On veut que les politiques passent à l’action! »

Leader des grèves pour le climat à Angoulême, Simon Marsault défilera ce vendredi 15 mars dans les rues à l’appel de la jeune suédoise Greta Thunberg. Portrait.

Simon Marsaut, par Marie Pragout
Simon Marsault, élève au lycée Charles de Coulomb, initiateur du collectif Fridays for future à Angoulême. Photo: Marie Pragout.

Simon Marsault est en 1ère scientifique au lycée Charles de Coulomb à Angoulême. Il manifestera ce vendredi 15 mars à l’appel de la jeune militante suédoise Greta Thunberg, comme des millions d’enfants et d’adolescents dans 1 325 villes du monde et 98 pays. Mais le matin, il passera d’abord son bac blanc de français.

Ces derniers temps, il se passe rarement une journée sans que le jeune homme soit en contact avec des journalistes. « Quand Greta a pris la parole, je me suis dit que les choses pouvaient changer. Qu’on pouvait organiser des manifestations et convaincre d’autres personnes comme moi. » Alors Simon a créé un compte Instagram : @fff.angoulême (« fff », pour Fridays for future) et aujourd’hui, près de 750 collégiens et lycéens y sont abonnés. « Nous sommes deux à gérer le compte, nous recevons des messages de soutien tous les jours. »

500 JEUNES DANS LES RUES ?

La grève des jeunes du 15 mars est la première que Simon organise avec son collectif. « On attend une prise de conscience mondiale des jeunes et une réponse des politiques. Des actions même ! » Au départ, le collectif de Simon était composé d’une poignée de collégiens, lycéens et étudiants de différents établissements. Au moment de déposer la déclaration de manifestation en préfecture, ils se sont rendus compte qu’ils avaient besoin d’un garant adulte et ont rejoint le collectif de parents qui organisaient la grève des enfants de primaire le matin du 15 mars.

La marche des jeunes partira à 13h30 du Champs de Mars. Simon s’attend à plus de 500 jeunes dans les rues de la ville. « Mais c’est difficile de savoir pour l’instant. Ça se décidera au dernier moment. Et le fait que des cours soient annulés cet après-midi là pour participer au Grand débat organisé par l’Éducation nationale nous aidera beaucoup  je pense. »

« MES PARENTS SONT CONTENTS QUE J’AGISSE »

Bientôt Simon passera son bac de français. Est-ce qu’il compte manifester tous les vendredis comme dans d’autres villes ? « Non, pas tous les vendredis. Mais nous répondrons à tous les appels mondiaux à manifester ». A la maison, on est écolo ; il y a un compost et une attention portée à la consommation d’énergie. « Mais nous n’étions pas à fond non plus. » Et aujourd’hui ? « Mes parents sont contents que je m’intéresse au sort de la planète et que j’agisse. Ils me soutiennent. C’est encore le début. »


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À propos de l’auteur

MARIE PRAGOUT

Journaliste, je m'intéresse aux thématiques sociales et écologiques. J'ai récemment quitté Paris pour vivre en Charente limousine, au plus près des vaches, des moutons et des chevaux.

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