J’ai goûté pour vous 15 fleurs printanières comestibles, et j’ai adoré ! (suite et fin)

Manger des fleurs, c’est possible. Certaines autour de nous sont comestibles, voire délicieuses. Suite et fin de notre sélection gastronomique, par la journaliste Marie Pragout.

Fleurs comestibles

Depuis la mi-avril, les fleurs sauvages et du jardin explosent en un festival de couleurs, et la plupart s’avèrent comestibles. Certaines sont goûteuses, d’autres incroyablement savoureuses. La semaine dernière, je vous parlais des fleurs sucrées et des fleurs douces amères/acidulées. Voici aujourd’hui la suite et la fin de ma sélection, avec d’une part les fleurs délicieuses et d’autre part les fleurs décoratives, discrètes et médicinales.

1. Les fleurs délicieuses :

Une fleur et une pousse valent absolument le détour : la bourrache et la pousse de plantain. Avec la première, fermez les yeux et vous sentez l’huître, le gluant en moins. Ses corolles cruciformes font merveille dans un plat. Elles se marient avec des pétales de rose ou de trèfle, des violettes ou une grappe de glycine.

La bourrache. Photo: Marie Pragout.
La bourrache. Photo: Marie Pragout.

La pousse de plantain, très commune, se trouve sur tous les chemins, pelouses ou prairies. Il faut la cueillir jeune, avant que la fleur ne se soit formée (des étamines aériennes de couleur blanche). C’est alors un légume, croquant. Précisément un champignon de Paris, à s’y méprendre. À utiliser en salade sans modération.

Selon l’Encyclopédie des plantes médicinales, le plantain est « diurétique et favorise l’élimination des mucosités bronchiques ».

Pousse de plantain. Photo: Marie Pragout.
La pousse de plantain. Photo: Marie Pragout.

Les fleurs décoratives, discrètes et médicinales :

Qui n’a pas déjà cherché des « coucous » pour se plonger dans leur agréable parfum d’enfance ? Les primevères sauvages seraient en voie de disparition. On les trouve encore en abondance, à l’écart des champs traités, près des bois ou des prairies. Du fait de leur rareté, à l’instar des coquelicots, il convient d’en cueillir à dose homéopathique.

La primevère. Photo: Marie Pragout.
La primevère. Photo: Marie Pragout.

Pour décrocher la corolle et la goûter, pincez légèrement le pédoncule qui la soutient. Le goût est très léger, sucré, agréable. Selon l’Encyclopédie des plantes médicinales, « les fleurs sont sédatives, et donc recommandées dans les cas de surmenage ou d’insomnie chez l’enfant ». On comprend mieux alors cet attrait des enfants pour les primevères. Elles sont aussi indiquées contre l’asthme et l’allergie.

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Sauvage aussi et commune, la monnaie du pape ou lunaire s’appelle ainsi à cause de ses fruits ronds contenant des graines. Ses fleurs, petites et jolies, présentent un goût amer. Elles sont parfaites pour contrebalancer un dessert ou une salade sucrée.

La monnaire du pape. Photo: Marie Pragout.
La monnaie du pape. Photo: Marie Pragout.

Le souci ou calendula éclaire les salades par sa couleur marquée. Son goût léger de radis les agrémente bien aussi. Les pétales, ingérés, infusés ou en teinture « contribuent à éliminer les déchets et à rétablir le fonctionnement du foie et de la vésicule biliaire » (Encyclopédie des plantes médicinales). Par leur action stimulante de la production d’œstrogènes, ils « soulagent les douleurs menstruelles et régularisent le cycle féminin ».

Le souci (calendula). Photo: Marie Pragout.
Le souci (calendula). Photo: Marie Pragout.

Enfin, le bleuet, à la texture persistante en bouche, rappelle surtout la chlorophylle. « Les pétales possèdent une action fortifiante, amère et stimulante ; ils facilitent la digestion, renforcent l’activité du foie et la résistance à l’infection ».

Le bleuet. Photo: Marie Pragout.
Le bleuet. Photo: Marie Pragout.

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À propos de l’auteur

MARIE PRAGOUT

Journaliste, auteure et traductrice dans les champs social et écologique, j'ai quitté Paris en 2017 pour effectuer mon retour à la terre en Charente limousine, où j'ai grandi.

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