Le défi écolo #8 : Se débarbouiller sans coton

Haro sur les disques démaquillants jetables et les coton-tiges ! Pour ce nouvel épisode, Miss Minimal passe en salle de bains et dispense ses précieux conseils de beauté home made.

Illustration : Marina Le Floch
Illustration : Marina Le Floch

Lingettes lavables. Pour faire ses lingettes démaquillantes maison, le plus rapide et le plus simple est d’utiliser du tissu polaire : pas besoin de couture, il suffit juste de découper des carrés ou des rectangles dans un tissu acheté ou un vieux pull aux dimensions voulues.

Pour des lingettes plus jolies, il y a les double-faces (une face serviette de toilette / une face coton imprimé). Découper des rectangles dans une serviette de bain usée et dans un joli tissu imprimé. Coudre envers contre envers, laisser une petite ouverture, retourner le tissu et refaire une couture le long de chaque côté.

Illustration : Marina Le Floch
Illustration : Marina Le Floch.

Il y a aussi l’option éponge, on y vient. Prendre une éponge (une vraie, de mer*) et y découper des petits rectangles. Avant la première utilisation, les faire bouillir dans une eau vinaigrée une dizaine de minutes et rincer. Après le démaquillage, il suffit de mettre les petites éponges dans un filet, et zou, à la machine.

Encore une autre alternative : vous connaissez les coussinets d’allaitement lavables ? Quand les enfants sont définitivement passés au biberon, il est possible de recycler ces compresses en lingettes démaquillantes !

Se démaquiller à l’huile d’olive. L’huile est un très bon démaquillant contrairement à ce que l’on pourrait penser. Oui c’est gras, mais elle retire très bien les impuretés. Sur une lingette lavable ou directement sur le bout des doigts, l’huile est très efficace pour dissoudre le maquillage, et vient même à bout du mascara waterproof !

Illustration : Marina Le Floch
Illustration : Marina Le Floch

Après le nettoyage, pour retrouver un visage plus ou moins normal sans les trainées noires autour des yeux qui donne une petite allure de panda, il suffit de rincer avec de l’eau tiède et un peu de savon. Il est possible d’utiliser toutes sortes d’huiles pour se démaquiller, en fonction de ses préférences. L’huile d’olive fait très bien l’affaire et son double emploi (cuisine et hygiène) est très pratique durant les vacances !

De l’usage du cure-oreille. Les cotons-tiges en plastique font partie des déchets les plus retrouvés sur les plages car la plupart des utilisateurs les jettent directement dans les toilettes. Cependant, inutile d’aller jusqu’à se laisser pousser l’ongle de l’auriculaire pour adopter un nouveau mode de nettoyage des oreilles : il en existe un plus élégant, l’oriculi (n’est-ce pas un nom trop mignon ?), aussi appelé sans détour le cure-oreille.

Illustration : Marina Le Floch
Illustration : Marina Le Floch

C’est un petit instrument en bois ou en acier que l’on achète une fois (ou deux, quand on le perd), qui peut nous accompagner toute notre vie et être transmis de génération en génération. Grace à l’oriculi, on va délicatement chercher le cérumen dans l’oreille, au lieu de le pousser comme le fait le coton-tige, et on le dépose sur une lingette lavable.

Et si un jour, on se retrouve terriblement en manque de gratouillage d’oreille (il faut un an environ pour se sevrer), il suffit de prendre un cure-dent et d’y enrouler un petit bout de coton. Mais parfois, l’envie est trop forte quand on aperçoit des cotons-tiges chez des amis… Tant pis, succombez ! Après tout, personne n’est parfait !

* Mais j’ai quand même des scrupules car l’éponge de mer est un animal.


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À propos de l’auteur

MARINA LE FLOCH

Graphiste, illustratrice et peintre. J'ai tendance à voir la vie en vert et je suis en train de la simplifier.

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