Parution chaque mardi et vendredi

Le défi écolo #6 : Changer le plastique en verre

Avec ses super pouvoirs, Miss Minimal change le plastique en verre. Vade retro boites Tupperware, bisphénol A, perturbateurs endocriniens !

Dessin : Marina Le Floch

Conserver les restes dans des bocaux. Le plastique,  c’est pratique, c’est vrai. Il nous simplifie la vie (soi-disant) et on lui doit une fière chandelle d’avoir participé à l’émancipation de la femme. Si, si les réunions Tupperware ont fait sortir les femmes de leur cuisine ! Certes pour aller dans les cuisines des autres mais quand même… c’était un petit pas vers l’autonomie.

Mais voilà, au niveau « santé », le plastique est loin d’être fantastique. Les restes, souvent on les verse encore chauds dans les boites, et ensuite, au moment de les manger, la boite est mise directement au micro-ondes. Mieux vaut conserver ses aliments dans des récipients en verre afin d’éviter :

  1. La migration des polluants vers les aliments (le bisphénol A pour le plus connu et médiatisé, la petite farandole de perturbateurs endocriniens…). Un plastique rayé, abimé, usé, chauffé contamine beaucoup plus facilement la nourriture.
  2. Le gaspillage écologique des ressources non renouvelables et des énergies fossiles.
  3. Une pollution des océans.

Dessin : Marina Le Floch

Alors, première étape : virer le plastique. Et ce n’est pas si évident car ces petites boites plastifiées sont tenaces, et elles sont partout. Elles se trouvent si bien dans nos placards qu’elles y reviennent. Et quand ce n’est pas la boite, c’est le couvercle qui reste, seul. Et que l’on garde, des semaines, des mois en attendant un hypothétique retour de la boite qui va avec.

Non, non et non, il faut faire preuve de force, résister ! On peut les garder pour ranger des clous et des babioles, mais pas de l’alimentation (à la limite froide mais surtout pas tiède).

Deuxième étape : remplacer par du verre qui est un matériau beaucoup plus sain, neutre. Il peut être chauffé – à température moyenne – et congelé sans refiler des substances douteuses aux aliments. Attention, si l’on congèle, il faut veiller à laisser un vide suffisant entre le couvercle et les aliments sous peine de se retrouver avec une ratatouille aux morceaux de verre dans son congélateur. Généralement, cela arrive une fois, après on s’en souvient. Et pour faire sa réserve, quoi de mieux que d’acheter les aliments en bocaux de tailles variées.

Privilégier les bocaux et les bouteilles en verre. Acheter dans des contenants recyclables c’est bien, acheter dans des contenants en verre c’est mieux. Car le verre se recycle indéfiniment (excepté celui qui résiste à la chaleur, tel que le Pyrex), contrairement à un plastique recyclable qui finira un jour ou l’autre comme déchet. Maintenant on trouve toutes sortes d’aliments dans les emballages en verre : les légumes cuits, les crèmes, les yaourts, les jus de fruits…

Dessin : Marina Le FlochNon seulement ils sont recyclables, mais on peut les réutiliser à la maison.

Les bouteilles de jus de fruits à large goulot, par exemples, sont très pratiques pour conserver les aliments achetés en vrac tels que les lentilles, le riz, la semoule… ces bouteilles prennent moins de place dans les placards que les gros bocaux.

La consigne. Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas, c’est bien connu. Alors, pour éviter de dépenser de l’énergie autant réutiliser ce que l’on a déjà. En effet, pour être recyclé un verre doit être collecté, transporté, broyé, fondu et reconditionné. Et c’est là que la consigne fait son grand retour (et c’est tant mieux). J’en gardais une image vieillotte avec la bouteille de lait déposée devant sa porte. En France, elle a quasiment disparue depuis les années 90. Mais en Belgique, la consigne ne s’est jamais arrêtée, et cela marche très bien (et pas seulement pour les bières). Les jus, les yaourts, les vins, l’eau, on trouve de tout en emballages consignés !

Dessin : Marina Le Floch

Bien sûr, il reste d’irréductibles flemmards qui préfèrent mettre les verres consignés dans la bulle à verre, mais une grosse partie des bouteilles retourne au magasin.

Tous les contenants sont réutilisés tels quels après un lavage minutieux, sans transformation.

Alors oui, tout ce verre est plus lourd à porter que les plastiques et les canettes en alu mais le côté positif, c’est que cela permet de se muscler les bras.


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À propos de l’auteur

MARINA LE FLOCH

Graphiste, illustratrice et peintre. J'ai tendance à voir la vie en vert et je suis en train de la simplifier.

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