Parution chaque mardi et vendredi

Le défi écolo #7 : Bricoler avec les enfants

La créativité de Miss Minimal n’a aucune limite et les mômes en raffolent : ce mois-ci, fabriquons avec eux de la colle, de la pâte à sel et de ravissants carnets.

Illustration : Marina Le Floch
Illustration : Marina Le Floch

La colle maison. Il existe une recette ultra simple pour faire de la colle maison. Une colle qui colle, et qui se mange en plus. Enfin… il faut avoir super faim pour la manger ou alors avoir moins de deux ans. Nul besoin de tuer un animal pour la fabriquer (1), cette colle végane se concocte avec les ingrédients de la cuisine : de l’eau, de la farine et du sucre.

Illustration : Marina Le Floch
Illustration : Marina Le Floch

Mélanger d’abord à sec 2 cuillères à soupe de farine avec 1 cuillère à café de sucre. Sur le feu rajouter petit à petit l’eau en remuant avec un fouet. C’est comme la béchamel en fait. Les proportions ne doivent pas être exactes : si c’est trop liquide, on rajoute de la farine, si c’est trop épais on rajoute de l’eau.

Transvaser la colle dans un bocal et la laisser refroidir avant de l’utiliser. Elle se conserve plusieurs jours au réfrigérateur, un peu plus longtemps si l’on rajoute quelques gouttes d’extrait de pamplemousse. Mais elle est tellement facile à faire que l’on peut en fabriquer selon les besoins.

Cette colle est parfaite pour toutes sortes de bricolages : papier, carton, feuilles d’arbre… Elle remplace la colle pour papier peint quand on fait du papier mâché. Une fois sèche elle tient très bien et peut être utilisé même pour les bricolages des grands !

La pâte à sel. On continue dans la tambouille. Dans ma jeune enfance, j’admirais les créations en pâtes à sel : si fines, si joliment peintes… Ces petits paniers garnis de fleurs terriblement kitch, c’était trop mignon. Mais je gardais aussi le souvenir de mes réalisations grossières, décevantes et surtout qui finissaient soit moisies, soit cramées au four. Alors j’ai longtemps attendu avant de me remettre à la pâte à sel avec mes enfants. Et là, ce fut la révélation : le but ultime n’est pas toujours d’avoir une délicate petite couronne de fruits. Dans la pâte à sel, tout le processus est intéressant.

Illustration : Marina Le Floch
Illustration : Marina Le Floch

D’abord, le mélange des ingrédients. On malaxe, on patouille, on lisse, on rajoute. Pour le sensoriel, c’est top. Certains enfants ne supportent pas les trucs qui collent aux doigts et détestent cette activité. C’est comme ça les enfants, vous organisez une superbe activité et au bout de 125 secondes, ils décrochent. D’autres adorent ou finissent par y trouver un intérêt.

Ensuite, le travail de la pâte : on trace, on aplatit, on marque avec toutes sortes d’ustensiles (bâtonnets, fourchettes, bijoux…). Les enfants réalisent des petites formes s’ils le veulent. Le secret : réaliser des formes plates.
Troisième étape. On cuit. Eh bien non !!! On ne cuit pas en fait. On fait sécher les petites formes plates sur un radiateur ou au soleil durant quelques jours. Ensuite, les enfants peuvent s’amuser à les peindre. De toute manière, une chose est certaine, c’est que les petites formes seront jetées lors du prochain ménage de printemps. En plus, elles sont biodégradables, alors on ne va pas se gêner.

La pâte à sel se conserve plusieurs jours au réfrigérateur. Pour cela, il suffit de faire une grosse boule, de l’emballer dans un torchon et ensuite dans un sac plastique (ou une boîte hermétique).

Faire des carnets. Ah, enfin, un truc intéressant qui peut servir aux adultes. Mes enfants aiment les carnets, mais moi, encore plus. Alors on en fabrique. Pour cela, nous avons :

  • 2 petites attaches parisiennes
  • Une perforatrice
  • Des feuilles A4 imprimées recto
  • Des cartons de récupération pas trop épais (boites de céréales par exemples)
  • Des images récupérées
Illustration : Marina Le Floch
Illustration : Marina Le Floch

Découper en 4 les feuilles imprimées. Découper 2 cartons légers à la même dimension, une pour le dessous, une pour le dessous. Décorer celle du dessus avec des jolies images.

Pour assembler le tout, il faut faire 2 trous à la perforatrice, en prenant les mêmes repères, c’est le plus délicat à faire ! Placer les attaches parisiennes. On peut y rajouter des petits gris-gris, de la ficelle, des perles… La couverture du carnet peut être consolidée en y mettant du scotch sur les bords.

Une fois le carnet entièrement utilisé, il suffit de remplacer les feuilles.

(1) La gélatine extraite de la peau de lapin sert à la fabrication de colles utilisées surtout en décoration (pour préparer des surfaces de meubles, pour réaliser des icônes, pour lier des pigments…)


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À propos de l’auteur

MARINA LE FLOCH

Graphiste, illustratrice et peintre. J'ai tendance à voir la vie en vert et je suis en train de la simplifier.

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