Qu’il était vert, le village mondial des alternatives

Reportage sous le tapis au Village Mondial des Alternatives, organisé par le mouvement populaire écolo Alternatiba les 5 et 6 décembre : notre envoyée spéciale Marie Drollon n’y a vu que du vert.

En parallèle à la Cop21 des chefs d’État, un sommet citoyen pour le climat s’est tenu les 5 et 6 décembre à Montreuil (Seine-Saint-Denis) avec au programme des conférences, des ateliers et un grand marché organisé par la Confédération paysanne. Les organisateurs de ce week-end festif et militant, le mouvement Alternatiba et la Coalition Climat 21 avaient tenu à montrer l’exemple en matière d’écologie. Reportage photo.

Au centre, Wandrille Jumeaux, un des responsables de l'organisation.
Au centre, Wandrille Jumeaux, un des responsables de l’organisation. L’encadrement était assuré par les bénévoles d’Alternatiba, venus de toute la France et reconnaissables à leur gilet vert.
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Un agriculteur bio de Seine-Saint-Denis a nourri le Village avec des produits de saison : panais (photo), carottes, citrouilles.
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Gastronomie végétarienne : il ne fallait pas rater les galettes de légumes de Paloma, bénévole espagnole.
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Outre les fameuses galettes de légumes de Paloma, on trouvait aussi des sandwichs de choux à la crème d’arachide et des tartines de crème de graines et légumes râpés.
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Sur la place de la mairie de Montreuil, une immense tente servait à la fois de cantine et de salle de concert. Des dizaines de petites mains s’y sont activées pour restaurer les milliers de visiteurs. Au menu donc: galettes, sandwichs et soupe.
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Pas d’emballages en plastique. Des bols en carton pour la soupe. Et pour les galettes, bien mieux: des cornets réalisés avec du papier journal (qui finiront dans la poubelle de récupération).
Photo : Marie Drollon
Un peu partout dans le Village, des points de récupération des déchets recyclables et compostables. Ces derniers seront ensuite distribués aux jardins partagés montreuillois gérés par l’association Le Sens de l’Humus.
Photo : Marie Drollon
Bières, vins et jus de fruits, tous étaient bio. Même le « filtre d’amour aux fruits rouges ». Les gobelets, réutilisables, étaient consignés: on les payait 1€, que l’on récupérait si on rendait le verre.
Photo : Marie Drollon
Une préoccupation majeure de ces grands événements publics: l’accomplissement des besoins naturels. Le Village comptait quatre cabines de toilettes sèches en bois. Mode d’emploi: verser de la sciure (à disposition dans les grands sacs blancs) sur l’urine afin de rééquilibrer les nitrates avec du carbone. L’ensemble est parti ensuite pour un compost différent de celui des restes alimentaires et ira dans un an enrichir la terre d’un agriculteur.

Décidément, dans ce village mondial expérimental, rien ne se perd, rien ne se crée, tout se recycle.

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À propos de l’auteur

MARIE DROLLON

Ecolo et féministe, j’ai travaillé comme journaliste à La Chaine Parlementaire et j’ai longtemps tenu un blog sur les questions de sexualité.

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