Mes astuces pour un Noël minimal

Vous aussi, vous cherchez à éviter la gabegie commerciale de Noël ? Découvrez mes trucs et astuces pour un réveillon slow et à impact minimal, où l’on va privilégier la récup’.

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Illustration : Franck Louvre.

Si vous comptez fêter Noël, voici quelques idées pour une décoration minimale et zéro déchet, à faire soi-même. C’est l’occasion de fabriquer des choses personnelles et de prendre du temps pour partager des moments sympas avec les gens que l’on aime.

Le sapin. Un vrai sapin qui sent bon, décoré de guirlandes clignotantes, ça peut faire rêver. Mais ce n’est pas terrible pour le karma puisque des millions d’arbres sont vendus puis jetés chaque année. Sans compter que la plupart des sapins français sont bourrés de produits chimiques.

Alors quelles sont les alternatives ? Le sapin en plastique ? Pas vraiment, dans la mesure où sa fabrication a nécessité l’utilisation de produits pétrolifères. Une étude canadienne a analysé les deux types de sapin (naturel et synthétique) afin de mesurer leur impact sur l’environnement. Il en résulte que si l’on opte pour le sapin en plastique, il faudrait le garder vingt ans pour que son impact rivalise avec celui du sapin naturel. Que faire ? Eh bien on peut inventer son propre sapin, en mode DIY (do it yourself).

Avec du matériel de récupération comme par exemple des cagettes ou des palettes en bois. Agencez-les lattes horizontalement de manière à obtenir la forme d’un sapin, reliées entre elles par un pan perpendiculaire plus long. On peut ensuite le décorer comme un sapin naturel.

Sapin en planches de plalettes
Illustration : Deavita.

Ou alors, on peut créer un sapin en tissu. Avec du tissu de récupération vert ou rouge que l’on va coudre autour d’une structure verticale à base de fil de fer ou de bois par exemple.

Sapin de noel en tissu rouge et vert
Photo : Alexandra Boucherifi.

Dernier petit conseil, dans un carton en bon état, vous pouvez découper grossièrement la forme d’un sapin et le peindre en vert, puis coller des petits carrés de couleur pour l’habiller et simuler les boules déco. L’ayant réalisé il y a quelques années, j’ai eu pas mal de compliments pour son originalité. L’idée à garder c’est que l’on va réutiliser des objets pour créer notre sapin.

La petite touche finale, c’est la déco sur les vitres et la porte que l’on dessine avec du blanc de Meudon et qui rendra bien l’effet neige. On mélange le blanc avec un peu d’eau et soit on peint au pinceau, soit on découpe dans un carton des motifs de Noël que l’on utilise ensuite comme pochoir sur les vitres.

Les cadeaux. Exit les gadgets et bibelots qui seront revendus le lendemain sur Le Bon Coin. On opte pour peu de cadeaux car il vaut mieux un joli cadeau bien pensé que plusieurs cadeaux mal dépensés (ne cherchez pas, le proverbe n’existait pas jusqu’à hier, c’est de moi et je vous l’offre pour les fêtes). On privilégie le vrac, les circuit courts, les matériaux bruts, la dépense utile et on se fait plaisir ensemble. Cela devient encore plus facile si l’on opte pour une expérience que l’on offre à l’autre ou pour des activités à partager à plusieurs.

Voici une enseigne que j’aime pour les cadeaux aux enfants : Les Jouets libres, boutique spécialisée dans les jouets éducatifs et les jeux de société, made in France. Au choix, un jeu de quilles finlandaises, des boules de pétanques, une corde à sauter… Tout est soigneusement pensé dans ces articles (carton recyclé, coton bio, papier FSC…).

Pour tout le monde : les cadeaux faits à la maison et avec amour. Une peluche créée à partir de tissus récupérés, des pots de confiture, des biscuits maison, des récipients que l’on customise avec des jolies chutes de tissus pour en faire des porte-stylos ou porte-pinceaux, et si l’on sait tricoter, on peut offrir des gants, des écharpes, un bonnet, un pull… L’idée c’est de confectionner soi-même un cadeau unique.

L’emballage. Soit on s’en passe carrément, soit on évite le papier cadeau à usage unique. Les cadeaux peuvent être emballés dans de jolis tissus réutilisables, selon l’art du pliage japonais, le furoshiki, par exemple :

(Durée : 2 mn)

Ou bien on récupère du papier existant (journaux, magazines…) et on le customise. Pour ma part, j’aime utiliser du papier journal sur lequel je réalise des dessins au marqueur peinture. C’est coloré, personnalisé et ça fait plaisir.


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À propos de l’auteur

ALEXANDRA BOUCHERIFI

Journaliste, je suis aussi dessinatrice, peintre, photographe, auteur de livres et de vidéos, sous le nom ABK.

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