Épisode 7 : La becquée et les bécots

Grande nouvelle : Plumti le merle est papa ! Son petit, Plumo, est nourri à la becquée. Tout comme les femelles geais le sont par les mâles, en cette saison des amours.

Capture d'écran vidéo
Amoureux, un geai donne la becquée à sa femme. (Paris, La terrasse aux oiseaux, mai 2016)

Les oiseaux qui me rendent visite respectent une forme de préséance. Il existe une hiérarchie entre les espèces pour accéder à l’eau et à la nourriture. Le plus gros a généralement la priorité, quoiqu’un plus petit, agressif, arrive parfois à faire mentir cette règle. Cette hiérarchie s’impose aussi au sein des couples.

Chez les geais, le mâle, plus gros (chez d’autres espèces d’oiseaux, c’est l’inverse), mange en premier. Il n’hésite pas à repousser sa compagne lorsqu’elle a l’impudence de lui griller la place. Mais au printemps, « saison des amours », les choses changent un peu. Non seulement le mâle tolère que la femelle se tienne à ses côtés pour manger, mais il lui donne affectueusement la becquée (voir la vidéo plus bas).

PLUMO ET SA MÈRE PLUMETTE NOUS ONT RENDU VISITE

En ce mois de mai, certains oiseaux, peut-être encouragés par la météo clémente, ont déjà donné naissance à une première couvée. Quand les conditions sont propices et la nourriture abondante, certaines espèces multiplient le nombre d’oisillons élevés dans le nid mais aussi le nombre de couvées. Ils doivent donc s’y prendre tôt pour avoir le temps de recommencer.

J’ai la joie et l’honneur de vous annoncer la naissance de Plumo, rejeton du merle Plumti (voir l’épisode 5 : Mon ami Plumti). Plumo sait déjà voler, son œuf a donc éclos il y a plusieurs semaines. Il nous a rendu visite avec sa mère, Plumette (voir aussi la vidéo). Elle l’a attiré dans les fourrés pour lui donner des noix de cajou à la becquée. Il apprend ainsi à manger à l’abri des regards.

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À propos de l’auteur

JOSEPH VEIL

Chroniqueur pour le journal minimal, passionné d'ornithologie, j'ai milité pour la protection des rapaces quand j'étais adolescent. Ma compagne et moi avons aménagé notre terrasse parisienne pour en faire un lieu des plus bird-friendly.

2 commentaires

  1. Marie-Aude Le Moullac le

    Pour une fois j’ai pris le temps d’aller sur le site du journal minimal plutôt que de me contenter de lire les articles partagés sur Facebook, et je viens de revisionner tous les épisodes de la terrasse aux oiseaux, c’est vraiment un régal et on apprend beaucoup.
    Quelle patience il doit falloir pour réaliser ces vidéos.
    J’adore vos chroniques, merci et bravo!!

    • Joseph Veil

      Bonjour Marie-Aude,
      Merci pour votre commentaire, gentil et encourageant. Il faut de la patience parfois, c’est vrai, pour capter certains comportements. D’autres fois, ce n’est pas très compliqué, car les oiseaux sont vraiment devenus très familiers du lieu et peu farouches. Ma femme et moi éprouvons un grand plaisir à les observer quotidiennement, et nous sommes très heureux de pouvoir partager cette joie avec vous.

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