Épisode 11 : Il pleut des plumes

Depuis des années, j’espérais que les geais me laisseraient une plume en souvenir de leur passage. Hélas, jusque-là, je n’avais récolté que des plumes de pigeons. Mais cette année, j’ai été exaucé et même comblé.

crédit photo : Joseph Veil
Plumes de geai, trouvées sur la terrasse (Crédit photo : Joseph Veil)

La période de la mue se situe souvent après le départ des petits et avant le froid hivernal, lorsque la nourriture est encore abondante et que les parents peuvent souffler un peu. Les oiseaux renouvellent régulièrement l’intégralité de leur plumage. Les jeunes ne sont pas concernés, leurs plumes sont toutes neuves. Ils perdront leur plumage juvénile l’année suivante, pour se parer de celui généralement plus chatoyant des adultes, signe de maturité sexuelle.

crédit photo : Joseph Veil
En prenant un bain de soleil, Plumti, le merle patriarche de la terrasse, laisse clairement voir ses pennes (plumes de queue) qui étaient tombées et qui commencent à repousser (Crédit photo : Joseph Veil)

Si les oiseaux perdaient toutes leurs plumes d’un coup, ils ressembleraient à des poulets plumés prêts à cuire et seraient incapables de voler, de se nourrir, de fuir les prédateurs, ni de se protéger du froid et du soleil. La mue s’étale donc sur de longues semaines où les volatiles perdent leurs plumes de manière symétrique, afin d’altérer le moins possible leur aptitude au vol.

crédit photo : Joseph Veil
L’un des geais habitués des lieux perd chaque année d’un seul coup une grande quantité des plumes de sa tête. Cela lui donne des allures de petit vautour, et durant cette période, il se fait beaucoup plus discret. (Crédit photo : Joseph Veil)
Partager
Aller à la Une

À propos de l’auteur

JOSEPH VEIL

Chroniqueur pour le journal minimal, passionné d'ornithologie, j'ai milité pour la protection des rapaces quand j'étais adolescent. Ma compagne et moi avons aménagé notre terrasse parisienne pour en faire un lieu des plus bird-friendly.

Exprimez-vous !