La 5G, quoi qu’il en coûte

Le réseau 5G se déploie petit à petit sur tout le territoire français, et notamment dans les grandes villes. Cette 5e génération de télécommunication offre un débit bien supérieur à celui de la 4G mais fait débat sur le plan sanitaire. Un reportage vidéo de Margaux Huchon et Julien Panafieu.

La 5G s'installe partout
Une station d’antennes relais de téléphonie mobile à Fontainebleau. Image issue du reportage vidéo de Margaux Huchon et Julien Panafieu, à voir plus bas.

« Coûte que coûte, la 5G passera », annonçait l’année dernière le gouvernement. Depuis septembre, les opérateurs SFR, Bouygues Télécom, Orange et Free ouvrent leur réseau à cette technologie. Tous mettent en avant les progrès sur la diminution de la latence : le délai entre le moment où une donnée est envoyée et celui où elle est reçue est divisé par 10 par rapport à la 4G. La 5G peut par ailleurs supporter un nombre très important de connexions mobiles simultanées.

UN CALVAIRE POUR LES ÉLECTROSENSIBLES

Oui, mais ne faudrait-il pas appliquer le principe de précaution et effectuer quelques vérifications sanitaires ? Les champs de radiofréquences électromagnétiques sont classés depuis 2011 par l’OMS dans la catégorie des phénomènes pouvant éventuellement être cancérogènes. Alors pour éviter tout danger, plusieurs maires, accompagnés de la Convention Citoyenne pour le Climat, ont appelé à un moratoire sur la 5G. Pourtant, leur demande n’a pas été entendue.

Ces radiofréquences sont composées de champs électromagnétiques qui peuvent entraîner le développement d’une intolérance chez certaines personnes. L’électro-hypersensibilité se caractérise par plusieurs symptômes : eczéma, maux de tête, vibrations dans le corps, saignements du nez, tournis ou encore hypertension. Un vrai calvaire pour ceux qui le vivent au quotidien. Ce sont des habitudes de vie bouleversées au profit du progrès technologique. La bataille judiciaire est en cours, mais ce combat contre les opérateurs a des allures de David contre Goliath.


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À propos de l’auteur

Nous sommes journalistes, en troisième année de formation à l’Institut Européen de Journalisme (Paris).

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