Mon mini potager suspendu

« Il faut savoir cultiver son jardin, » disait Voltaire. Oui, mais comment faire en ville ? Peu à peu, a germé en moi l’idée d’une solution plus « locale » que les jardins partagés.

Photo : ABK
Mes pochettes de graines (Photo : ABK)

Partant du principe que la production potagère de proximité réduit mon impact sur la planète parce que moins de transport égal moins de production de CO2 (et ainsi de suite), je ne voyais pas bien pourquoi je devais transporter mes graines dans un jardin partagé à des kilomètres de chez moi et les planter là-bas, tout en émettant de la chaleur corporelle ou en prenant le train, et parfois même en véhicule polluant pour aller cueillir trois carottes, et me dire que j’avais fait la paix avec ma conscience écolo. Tout cela alors que je pouvais imaginer mieux, pour moins de tracas et de dépenses aussi.

Bref, je me suis dit : « Chiche, je fais un jardin chez moi ». Sur l’idée des super trendy jardins suspendus, je me suis concoctée un petit potager en plein cœur de Paris. Mon « geste écolo sympa » consiste simplement à planter mes graines là où la majorité des Parisiens font pousser leurs géraniums : dans les bacs accrochés aux fenêtres de nos domiciles parisiens.

UN INVESTISSEMENT VERT QUI NE MET PAS DANS LE ROUGE

J’ai donc acheté deux types de graines : des herbes (coriandre, menthe marocaine, basilic) pour parfumer mes bons petits plats, et des fruits et légumes (radis, tomates cerises, pastèques et fraises des bois). Précision importante : pour les fraises des bois, j’ai simplement délocalisé deux plants que j’ai bien sûr protégés avec un système de grillage fait main car les oiseaux aussi sont gourmands.

Côté portemonnaie, les graines ne coutent que quelques euros, c’est donc un investissement vert qui ne met pas dans le rouge. Donc j’ai planté le tout, en suivant bien les consignes indiquées sur les sachets de graines. J’ai arrosé (peu vu le temps qu’il a fait) et puis ça a poussé naturellement.

Photo : ABK
Mon mini pasquier fait des pastèques grosses comme des oranges. (Photo : ABK)
Photo : ABK
Mes radis (Photo : ABK)

Concernant les radis, j’ai ôté quelques pousses au début pour laisser suffisamment d’espace au légume afin qu’il grandisse sereinement (une fois, j’ai oublié de faire de la place entre les pousses : je me suis retrouvée avec des radis plus longs que larges).

Moralité : je réalise des économies d’énergie et d’argent, et puis quand je prépare un bon repas, je n’ai qu’à ouvrir mes fenêtres pour piocher de quoi le relever. Prochaine étape ? Ajouter un petit pot à compost.

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À propos de l’auteur

ALEXANDRA BOUCHERIFI

Journaliste, je suis aussi dessinatrice, peintre, photographe, auteur de livres et de vidéos, sous le nom ABK.

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