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Deuxième balcon

Les concerts classiques sont souvent un peu guindés… Saviez-vous que du temps de Bach ou de Mozart, il en était tout autrement ?

Ce n’est que depuis le 20e siècle qu’au concert on réserve ses applaudissements pour la fin. La musique n’a pourtant pas toujours été écoutée ainsi, religieusement. Aux temps de Bach et de Mozart, il était au contraire bienvenu de manifester son enthousiasme pendant l’exécution des œuvres.

C’est Wagner qui, dans son Palais des festivals de Bayreuth, aurait pour la première fois de l’histoire de la musique imposé le silence à son auditoire, considérant que sa musique avait plus à voir avec l’émotion sacrée qu’avec le divertissement. D’autres compositeurs lui emboîtèrent le pas, notamment Mahler, Schumann allant même jusqu’à rêver un jour de jouer pour des sourds-muets.

La radio à partir de 1945, aurait renforcé cette habitude d’écouter « en silence » les œuvres dans leur intégralité, mais il semblerait aujourd’hui qu’un nouveau public de concert, jeune et moins averti, revienne à la joie de manifester ses émotions quand cela lui chante, et cela est peut-être bien une bonne nouvelle.

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À propos de l’auteur

CATHERINE SIMONET

Pianiste et compositrice, directrice de la publication du journal.

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