Podcast. « Pour que nature vive », douze scientifiques auscultent la planète

Dans son podcast « Pour que nature vive », le Muséum national d’Histoire naturelle tend le micro à ses scientifiques et dresse un inventaire multidisciplinaire de la situation environnementale.

Pour que nature vive
« Pour que nature vive », le podcast du Muséum national d’Histoire naturelle. Illustration: MNHN.

Le genre
Pédagogie scientifique à destination du grand public.

Le pitch
Aux premières loges de l’observation minutieuse de l’environnement, les chercheurs du Muséum national d’Histoire naturelle savent que l’humanité court à sa perte en raison de nos modes de vie actuels. La difficulté est qu’il s’agit d’un « déclin des abondances », invisible au jour le jour. Le but de ce podcast est de permettre au plus grand nombre de mesurer le stade de destruction où nous en sommes réellement, et quelles solutions sont encore possibles.

Les auteurs
Animé par Vincent Edin, journaliste au magazine Usbek & Rica et professeur à Sciences Po, ce podcast est coréalisé par le Muséum national d’Histoire naturelle et l’agence Création collective, en partenariat avec les ministères de la Transition écologique et de l’Enseignement supérieur.

Les douze invités et thèmes

  1. Bruno David, paléontologue et biologiste, sur la biodiversité.
  2. Coralie Martin, chercheuse en parasitologie, sur la santé.
  3. Christophe Lavelle, chercheur en science de l’alimentation, sur l’agriculture et la nutrition.
  4. Gilles Pison, démographe, sur la surpopulation.
  5. Sylvie Crasquin, paléontologue, sur l’histoire de la vie sur Terre.
  6. Grégoire Loïs, écologue, sur la disparition des espèces.
  7. Philippe Grandcolas, systématicien et biologiste de l’évolution, sur la connexion avec la nature.
  8. Sabrina Krief, vétérinaire et primatologue, sur les grands singes.
  9. Marc-André Selosse, biologiste spécialiste en botanique et mycologie, sur les bienfaits des microbes.
  10. Jean-Baptiste Fini, biologiste, sur les perturbateurs endocriniens.
  11. Samuel Pavard, biodémographe, sur la vie des espèces.
  12. Catherine Aubertin, économiste de l’environnement, sur la réinvention de l’économie.

Mon humble avis
Les sujets abordés par les naturalistes du Muséum sont les grands thèmes récurrents de la crise écologique, rien de vraiment nouveau, c’est plutôt la vue d’ensemble qui fait l’intérêt de ce podcast, ainsi que l’unité qui se dégage des entretiens. Les analyses sont riches et pleines d’anecdotes. Par exemple, on découvre comment l’introduction volontaire du lapin sur les îles Kerguelen a perturbé l’écosystème, ou comment les médicaments donnés aux bœufs en Inde ont conduit à la propagation de la rage chez l’homme. Tout est une question d’équilibre.

On ressort de cette série avec le sentiment que notre monde actuel peut disparaitre mais que la vie, totalement imprévisible, trouvera toujours son chemin, avec ou sans les humains.

La bande annonce

Un épisode
J’ai particulièrement aimé l’émission avec Sylvie Crasquin, paléontologue, directrice de recherche au CNRS et au Muséum : elle y résume 3,5 milliards d’années de vie sur la planète et expose la folle accélération de ce que les humains ont fait subir au vivant pendant seulement quelques dizaines de milliers d’années.

Pour que nature vive, présenté par Vincent Edin du 14 avril au 5 novembre 2020, disponible en ce moment sur le site du Muséum national d’Histoire naturelle et sur les plateformes de podcast.


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À propos de l’auteur

CATHERINE SIMONET

Pianiste et compositrice, directrice de la publication du journal.

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