Mais qui est Alexandre Lecouillard, minimaliste et roi du like sur Facebook?

Cet expert en communication, au mode de vie minimal et nomade, est classé 17e politicien en nombre de fans sur Facebook, devant Nicolas Hulot. Le journal minimal l’a rencontré.

Alexandre Lecouillard, photo Catherine Simonet
Alexandre Lecouillard sur le stand du journal minimal au village Alternatiba Paris, octobre 2017 (crédit photo: Catherine Simonet).

Identité
Alexandre Lecouillard
Né le 17 février 1976 à Avallon (Yonne)
Profession : formateur en communication digitale
Signe particulier : toutes ses affaires tiennent dans un petit sac à dos (plus une valise, remplie de livres).

Principal fait d’arme
Nouveau venu dans le paysage politique français, Alexandre Lecouillard s’était présenté en 2016 à LaPrimaire.org, le projet destiné à faire émerger une candidature citoyenne à la présidentielle 2017. Aujourd’hui, avec sa page Facebook dépassant les 175 000 « j’aime », il occupe la 17e position sur la liste des politicien(nes) les plus populaires. Loin derrière Emmanuel Macron et Marine Le Pen, certes, mais devant Nicolas Hulot. Il est par ailleurs très régulièrement classé dans le top 5 des politiciens ayant la plus grosse audience sur le réseau social. Il affirme vouloir monter un parti pour les élections européennes de 2019 afin, dit-il, de « ne pas laisser les lobbyistes à la manœuvre ».

Démarche
Dans sa vie privée, Alexandre Lecouillard est un adepte du minimalisme. « Je fais extrêmement attention à mon impact sur la planète. Je consomme uniquement ce dont j’ai besoin. Le t-shirt que je porte aujourd’hui, je l’ai depuis huit ans, mon sac à dos aussi. » Il lui arrive, parfois, de jeûner pendant deux semaines. Et depuis six ans, il pratique le nomadisme : « Je fais de la colocation, de la sous-location, je garde des chats, des plantes, on me prête des maisons, des appartements, cela me va très bien de dormir sur un lit de camp à côté du séchoir à linges. »

Dans sa vie publique, en revanche, Alexandre Lecouillard n’est pas du tout minimaliste. Devenu formateur en communication digitale à force d’avoir monté des pages communautaires militantes (dont celle des Indignés en 2011), il met sa connaissance des techniques publicitaires des multinationales au service des acteurs du changement : « J’utilise des méthodes que les mouvements alternatifs pour lesquels je travaille n’utilisent pas du tout, voir réprouvent. Et je les leur enseigne. »

Titulaire d’un simple CAP d’agent de sécurité, cet autodidacte ayant fait 36 jobs (maçon, menuisier, préparateur de pâté et de cassoulet dans une conserverie, trieur de déchets, chef de produit chez Canon…) n’est pas peu fier de raconter que la première fois qu’il a mis les pieds à la fac, il n’y a pas longtemps, c’était… pour donner un cours de communication.

Extrait
En exclusivité pour le journal minimal, Alexandre Lecouillard nous explique son système de rasage minimaliste (40s) :

Alexandre Lecouillard sur la péniche Antipode
Alexandre Lecouillard en pleine démo avec son rasoir rapporté d’Inde. Sur la table, un blaireau et un savon surgras à l’huile de laurier. Paris, octobre 2017 (Crédit photo: Emmanuelle Veil).

Bio express
1989 : « autiste » jusqu’à l’âge de 12 ans, il se met à parler d’un coup, à la mort de son père. Celui-ci, alcoolique et violent, lui racontait tous les soirs par le menu les massacres qu’il avait commis lorsqu’il était chasseur alpin durant la guerre d’Algérie.
2000 : envoie promener une offre de cadre chez Orange et la perspective d’un gros salaire pour devenir agent de sécurité, un travail payé au lance-pierre mais pendant lequel il peut lire.
2009 : sa colocataire à Toulouse lui fait découvrir Facebook. Grâce au réseau social, les rencontres artistiques qu’il organise dans la ville rose lui permettent de créer une première communauté d’environ 5 000 personnes.

Réseau
Alexandre Lecouillard lit beaucoup et revendique plusieurs maîtres à penser : le philosophe Sénèque (stoïcisme), les économistes Serge Latouche et Paul Ariès (décroissance), la philosophe Vandana Shiva (écologie), les généticiens Pierre-Henri Gouyon et Albert Jacquard (humanisme), le psychiatre Milton Erickson (hypnose).


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À propos de l’auteur

EMMANUELLE VEIL

Journaliste, co-fondatrice du journal minimal, je suis spécialiste des questions de société.

36 commentaires

    • EMMANUELLE VEIL

      Bonsoir Thomas, pour cela le mieux est sans doute de suivre sa page Facebook, il y publie beaucoup de choses.

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    • C’est aussi un troller de pages qui n’ont pas de modérateur (…) Quelle personnalité complexe.

  1. Autiste jusqu’à 12 ans ?
    Formulation malheureuse ou story-telling ?
    Nan, parce que si c’est un fait avéré, j’ai de l’espoir pour ma soeur autiste, alors ! Vous savez, de ceux dont on ne parle pas, parce que justement, ils ne parlent pas, ne sont pas autonomes, sont pris en charge dans un foyer car trop lourd pour les familles (les actes de violence, d’auto-mutilation…).

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    • EMMANUELLE VEIL

      Bonjour Marie, j’ai parlé d’autisme pour Alexandre Lecouillard dans la mesure où il peut y avoir plusieurs degrés d’autisme et où il m’a dit que ce mot correspondait à une réalité pour lui. Cela n’a bien évidemment pas disparu d’un coup à l’âge de 12 ans 😉 Si l’état peut évoluer, et parfois de manière spectaculaire, on n’en guérit cependant tout à fait jamais il me semble.

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    • Hello. Il y a une méthode appelée 3I qui donne des résultats étonnants pour aider les autistes à sortir de leur bulle. je ne sais pas quel âge a ta sœur, mais peut être que cela pourrait fonctionner. je participe avec une vingtaine de bénévoles en allant passer 1h30 par semaine à jouer avec un jeune garçon et en 1 mois on voit déjà des petits progrès, c’est très encourageant.

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  2. Merci de m’avoir répondu : formulation plutôt malheureuse donc. Je suis largement au fait des différents degrés d’autisme, compte-tenu de ma propre histoire, et j’avoue être quelque peu choquée par la médiatisation des autistes « savants », et par parfois une certaine récupération du phénomène, là où on navigue dans des eaux troubles entre HPI et autisme. Si le seul diagnostic ici est que cela « correspond à une réalité pour lui », je suis gênée. Bref, ce n’est pas le seul propos de cet article, certes, mais j’ai tiqué.
    Bonne soirée 🙂

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    • EMMANUELLE VEIL

      Bonsoir, je comprends que l’utilisation de ce terme vous heurte étant donné votre sensibilité sur ce sujet, mais il ne s’agit pas du tout d’une formulation malheureuse, ceci est un article et il faut bien nommer les choses telles qu’elles sont. Ce portrait n’est cependant pas à confondre avec un diagnostic médical.

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  3. Justement commenter les choses pour ce qu’elles sont , selon votre propre formule, serait de préciser qu’il s’est qualifié d’autiste et non qu’il l’est (au sens du diagnostique…)

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    • EMMANUELLE VEIL

      Je ne les commente pas justement, le but est de les nommer, ce qui est différent. Le travail du journaliste est de vulgariser, et cela se fait parfois au détriment de la précision scientifique (en l’occurrence médicale). L’efficacité (dire rapidement) est aussi très importante pour faire passer une information, c’est pourquoi si les journalistes devaient citer sans cesse les gens qu’ils ont interrogé, les articles seraient illisibles. Comme dans tout métier, il y a des impératifs techniques, et on arbitre du mieux que l’on peut entre tout cela pour être le plus juste possible. Et donc, très souvent, quand on est spécialiste d’un sujet et qu’on lit un article de presse, on est agacé car les mot utilisés sont choisis pour être compris par tous et on perd un peu de finesse.

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  4. ActuallyAutistic le

    « Autiste jusqu’à l’âge de 12 ans »
    On nait autiste et on le reste toute sa vie, ce n’est pas une maladie qui s’attrappe et se soigne ! […] En tant que personne autiste, je me sens insultée, prétendre que l’autisme se guérit implique qu’il s’agit d’une maladie a éradiquer, on est pas loin de l’eugénisme.
    Quand on est expert en communication et qu’on se préoccupe de l’avenir du monde, pardonnez moi mais ça ne passe pas du tout.

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    • EMMANUELLE VEIL
      EMMANUELLE VEIL le

      Quand il se décrit comme « autiste », ce n’est surtout pas dans sa bouche une attaque contre les autistes, c’est à mon avis simplement le terme qui correspond le mieux, pour lui, à la situation dans laquelle il se trouvait. Chacun emploie les mots qu’il peut pour décrire la réalité, donc il faut relativiser et ne pas tout prendre pour soi.

  5. Pourquoi ne pas avoir écrit tout simplement qu’il ne parlait pas jusqu’à l’âge de 12 ans ? Plutôt que d’utiliser à tort le mot autiste, ce qui est insultant pour les personnes concernées, scientifiquement faux, et juste irresponsable.

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    • EMMANUELLE VEIL
      EMMANUELLE VEIL le

      Parce que c’est lui qui s’est décrit comme cela, ce sont ses mots, et il est important de respecter cela. C’est sans doute scientifiquement faux, mais c’est son ressenti. En revanche dire que c’est irresponsable et insultant me semble totalement délirant. Je ne vois ni l’irresponsabilité ni l’insulte ?

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    • redaction

      Alexis, nous ne pouvons absolument pas publier votre réponse, qui contrevient aux règles élémentaires de politesse de la Netiquette, à laquelle le journal adhère, comme la plupart des médias (voir les mentions légales du site). Vous pouvez tout à fait participer aux discussions, mais en respectant ces règles de bonne conduite.

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    • Emmanuel Veil, Le journaliste n’a-t-il pas un devoir de s’informer? Ou est-il juste là pour répéter, recopier les âneries que disent d’autres personnes? Votre article a heurté toute la communauté autistique par son manque de professionnalisme. Non, il n’y a rien à « relativiser », que du contraire, il y a lieu de rétablir le juste sens des mots plutôt que de continuer à essayer d’auto-justifier votre dérapage. Tous les muets ne sont pas autistes et tous les autistes ne sont pas muets.

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    • EMMANUELLE VEIL
      EMMANUELLE VEIL le

      Anne ? Vous n’avez pas laissé votre nom de famille c’est dommage de rester anonyme… Il est parfaitement regrettable que vous preniez pour un manque de professionnalisme ce qui est en réalité le souci de retranscrire fidèlement le ressenti du portraituré. Je vous invite à vous décontracter, à ouvrir le dico pour voir le sens du mot autisme qui peut-être employé dans un sens littéraire pour exprimer une tendance.

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  6. Bonjour. Effectivement, personne ne peut – au sens strict du terme – être autiste jusqu’à l’âge de douze ans : on bien on l’est, ou bien on ne l’est pas.

    Par ailleurs, je suis atterrée de constater un énième prosélitisme en faveur de la méthode sectaire et non-validée dite « des 3i » dans les commentaires juste au-dessus. Depuis quelques années, dès qu’il est question d’autisme dans un article, nous voyons débarquer des promoteurs de telle ou telle méthode (3i, Son-Rise, etc) à la recherche de clients à plumer.

    Une bonne méthode n’a pas besoin d’anonymes pour faire sa promotion dans des commentaires d’articles. La méthode des 3i est officiellement non-recommandée.

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  7. 3I
    ABA
    SON RISE
    Sont des méthodes inutiles qui vont apauvrir votre portefeuille qui aura besoin d’être utilisé à meilleur escient.
    Parents, aimez vous enfants pour ce qu’ils sont et non pour ce que vois souhaiteriez qu’ils soient.
    Donnez leur des clés de compréhension de leur environnement et votre amour fera le reste.
    L’autisme est une condition neurologique. Il ne se guérit pas.
    L’autisme peut induire une situation de handicap. Ce handicap peut ou non etre compensé.
    Quoiqu’il en soit, ce handicap se doit d’être respecté pour ce qu’il est. Il ne disparait pas.
    Salutations

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  8. Les guillemets que vous venez d’ajouter autour du mot autiste ne suffisent pas.

    Oui, c’est irresponsable car cela contribue à véhiculer une définition fausse de cette condition neurologique auprès de vos lecteurs.

    Oui, c’est une insulte à tous les autistes d’utiliser leur différence pour accessoiriser un portrait, scénariser une biographie pour valoriser son sujet. Il a sa responsabilité, de se faire diagnostiquer ou d’utiliser les bons mots. Et vous avez aussi votre responsabilité auprès de votre lectorat, en tant que journaliste de communiquer des faits. Car être autiste c’est factuel, ça ne se limite pas à un ressenti. Etre autiste ne se résume pas à être mutique ou pas, il y a les troubles sensoriels, il y a les interactions sociales, il y a l’empathie qui fonctionne différemment… c’est une façon d’être au monde différente de la norme neurotypique, merci de la respecter, comme n’importe quelle autre minorité de notre société.

    On nait autiste, on meurt autiste.

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    • EMMANUELLE VEIL
      EMMANUELLE VEIL le

      Ces guillemets ne vous suffisent pas ? Je trouve en tout cas votre commentaire parfaitement suffisant et extrêmement désagréable, en me soupçonnant de vouloir « accessoiriser un portrait » etc. « d’induire les lecteurs en erreur en leur racontant des choses fausses ». Vous donnez des leçons apprenez d’abord à lire. Ouvrez le dictionnaire et vous découvrirez que dans un sens littéraire, l’autisme signifie « forte tendance à l’introversion et à l’égocentrisme », cf Le Petit Robert). Si vous voulez interdire aux gens de parler le Français (en l’occurrence à Alexandre Lecouillard), bon courage ! Il faudrait à ce moment-là écrire à l’Académie française. Les gens utilisent les mots du dictionnaire, c’est un fait, ceci est un portrait de quelqu’un qui a exprimé son ressenti, pas un article sur l’autisme ! Cela dit, n’hésitez à expliquer de manière didactique aux lecteurs du journal minimal ce que c’est selon vous que l’autisme dans un sens médical, mais ne confondez pas tout et arrêtez d’accuser les gens d’intentions qu’ils n’ont pas.

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  9. « Autiste » jusque a l age de 12 ans?….. C est comme dire sans jambes jusque a l age de 12 ans….. les membres repoussent? Aurai je loupé une avancée scientifique majeur?

    Pourriez vous donnez une explication clair et précise a ce « autiste » jusque a 12 ans?

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    • EMMANUELLE VEIL
      EMMANUELLE VEIL le

      L’explication claire et précise c’est le ressenti d’Alexandre Lecouillard, ce sont ses propres mots, par ailleurs le mot autisme est manifestement employé ici dans son sens littéraire (cf le dictionnaire).

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  10. Massi Sylvaine le

    Bonjour
    J ai lu article hier mais je ne pouvais pas y répondre par manque de temps.
    Je voudrais préciser que l on naît autiste on devient adulte autiste et même personne âgée autiste et on finit par mourir comme tous mais toujours autiste.
    Je vois actuellement le mot autiste employé à tord. Je remarque que personne n emploie le mot trisomique avec ou dans  »  » à tout va.
    Est ce pour attirer l attention ?
    En tout cas, j aimerai simplement attirer votre attention sur le fait qu une communauté très attentive sur au vocabulaire employé puisse être choquée. Nous essayons d informer de faire comprendre l’autisme afin que des enfants et adultes soient inclus dans la société. Là précisément vous faites de la désinformation car vous faussez l image veritable de l’autisme. Vous pouvez induire en erreur des parents
    Je vous prie de comprendre mon commentaire et d y réfléchir à l’avenir.

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    • EMMANUELLE VEIL
      EMMANUELLE VEIL le

      Je ne fais aucune « désinformation » comme vous l’écrivez de manière accusatoire, je cite la personne dont je fais le portrait, et qui a exprimé son ressenti. Ce ressenti est une réalité. Où est la désinformation ? De votre côté c’est un petit coup de parano comme on dit, personne au journal minimal n’a l’intention de désinformer quiconque sur l’autisme ! Ouvrez le dico et prenez-vous en à l’Académie française qui a reconnu l’acception littéraire du mot (au figuré, quoi).

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  11. Isabelle HAWKINS le

    On naît et on reste autiste toute sa vie, l’autisme ne s’arrête pas, ne se guérit pas. Par contre un autiste non verbal peut se mettre à parler, oui, mais il reste néanmoins autiste ! Cf Hugo Horiot.

    L’autisme n’est pas psychologique, psychanalytique, ni une maladie, c’est une spécificité neuro-biologique et génétique, n’ayant rien a voir avec l’attachement maternel ou je ne sais quelle ânerie œdipienne, contrairement à ce qu’affirment de vieux psychanalystes lacaniens recuits d’anciennes croyances. JOURNALISTES ATTENTION : c’est votre job de vérifier vos infos !!!!

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    • EMMANUELLE VEIL
      EMMANUELLE VEIL le

      Alors attention, ceci n’est pas du tout un article sur l’autisme mais simplement le ressenti exprimé par une personne sur ce qui lui est arrivé dans son enfance. Cf l’acception littéraire du mot « autisme » selon l’Académie française. Par ailleurs, je vérifie toutes mes infos, c’est la base de mon métier (cependant, l’erreur peut toujours de produire) mais de votre côté, ayez l’amabilité d’ouvrir le dico svp avant d’attaquer les journaux.

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  12. Isabelle HAWKINS le

    Toi journaliste, tu dois remettre tout dans son contexte. Si ce garçon croit avoir guéri de son autisme, alors tu dois écrire « il se décrit comme…. et affirme que… » (avec si possible une note de bas de page).

    Sinon, on peut aussi poser des affirmations telle que « la terre est plate » du moment qu’une personne le dit, non ????

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    • EMMANUELLE VEIL
      EMMANUELLE VEIL le

      Toi lecteur du dois ouvrir le dico si tu ne comprends pas l’acception d’un mot employé (cf réponse précédente).

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  13. Je m’étonne un peu du minimalisme des vérifications effectuées sur votre héros. Cette phrase spectaculaire : « autiste jusqu’à l’âge de 12 ans » annonce-t’elle la promotion d’une future méthode pour guérir l’autisme (à base de jeûne) ?
    J’aimerais aussi comprendre comment il peut être expert de la communication digitale avec ce mode de vie  » toutes ses affaires tiennent dans un petit sac à dos (plus une valise, remplie de livres) »
    Ce n’est pas un métier qui s’apprend dans les livres, sans avoir son propre matériel informatique et une connexion, il me semble.
    Que de contradictions …

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    • EMMANUELLE VEIL
      EMMANUELLE VEIL le

      Je m’étonne de mon côté de la crispation et de l’ironie que suscite le ressenti exprimé innocemment par le portraituré. Un journaliste ne vérifie pas le ressenti des gens, il ne faut pas nous confondre avec les gens des services secrets ! Comme pour les autre commentaires assez agressifs autour de ce ressenti, je vous invite à consulter les diverses acceptions du mot autisme. Par ailleurs, pour ce qui concerne son expertise, il a bien sûr un ordinateur dans son sac à dos 😉

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  14. Votre article n’est pas un témoignage mais de la promotion, donc aucun ressenti innocent dans cet article. Et je vous en prie, évitez de donner des leçons sur l’autisme qui est bien autre chose qu’un mot avec une définition dans le dictionnaire.
    Vous avez quand même une conception étrange du journalisme, vous répondez « services secrets » à mon questionnement légitime sur des vérifications, base de tout travail journalistique.
    Mais vous allez me répondre qu’il faut être efficace.
    Sachez que tout ce qui véhicule des clichés ou des fausses informations sur l’autisme est très efficace pour détériorer la situation des autistes et de leurs familles.

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    • EMMANUELLE VEIL
      EMMANUELLE VEIL le

      C’est une blague ? Pouvez-vous m’expliquer svp comment un journaliste peut vérifier le ressenti de quelqu’un ? Cela m’intéresse au plus haut point ! Par ailleurs je ne donne aucune leçon sur l’autisme, je vous explique comment simplement lire le français.

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  15. Mais enfin, c’est vous qui parlez de ressenti. L’idée de vérifier qui est vraiment le personnage dont vous faite la promotion ne vous a pas effleuré ?
    Quand vous parlez d’ironie, je vous assure que ce n’est pas drôle. Des méthodes à base de jeûne pour guérir l’autisme, existent vraiment et sont très dangereuses.
    Et comme tout le monde a essayé de vous expliquer que l’autisme n’est pas juste un mot mais de véritables personnes, je vous laisse continuer à travailler avec le Larousse.

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    • EMMANUELLE VEIL
      EMMANUELLE VEIL le

      J’ai l’impression que vous ne lisez pas du tout les mots qui sont écrits. A aucun moment le portraituré ne parle de guérir l’autisme par le jeûne ! Quand les mots n’ont plus de sens il vaut mieux arrêter. Par ailleurs j’ai parlé du Robert et non du Larousse. Cela devient du grand n’importe quoi, on arrive sur des discussions stériles. Les commentaires de cet article vont être fermés.

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